Kessel

Allemagne/Israël : raison d'Etat

La sécurité d'Israël fait partie de la raison d'Etat de l'Allemagne : la phrase d'Angela Merkel dans un discours historique devant la Knesset il y a 15 ans conserve toute son actualité. Olaf Scholz l'a reprise jeudi dans sa déclaration de politique générale au Bundestag. L'Allemagne est solidaire, sollicitée et inquiète.

Lettre d'Allemagne
8 min ⋅ 15/10/2023

Egalement au menu de cette Lettre d’Allemagne : les régionales en Bavière et en Hesse il y a une semaine, le durcissement de la politique migratoire allemande, le séminaire gouvernemental franco-allemand de Hambourg et la fermeture annoncée d’instituts Goethe en France.

La porte du Brandebourg à Berlin le 7 octobre au soirLa porte du Brandebourg à Berlin le 7 octobre au soir

Les attaques du Hamas ont comme dans d’autres pays provoqué une vague de solidarité en Allemagne avec Israël dont le drapeau a été projeté sur la porte de Brandebourg dès le premier soir. Le lendemain, une manifestation réunissant environ 2000 personnes se déroulait au même endroit. Une déclaration affichant la solidarité avec l’Etat hébreu était adoptée dimanche par cinq partis (les sociaux-démocrates, les verts et les libéraux pour la coalition au pouvoir ainsi que la CDU et la CSU). Une motion commune de ces cinq groupes a été votée à l’unanimité par le Bundestag jeudi, y compris avec les voix du parti de gauche Die Linke et de l’AfD. Le même jour, Olaf Scholz a prononcé une déclaration de politique générale devant le Bundestag après des standing ovations pour l’ambassadeur d’Israël qui assistait aux débats : "« Notre propre histoire, notre responsabilité résultant de l'Holocauste nous imposent le devoir permanent de défendre l'existence et la sécurité d'Israël ». Le chancelier a critiqué le silence de l’Autorité palestinienne et dénoncé la responsabilité de l’Iran dans les attaques du Hamas.

"ça suffit !" le quotidien populaire "BZ" contre les manifestations de solidarité avec les Palestiniens"ça suffit !" le quotidien populaire "BZ" contre les manifestations de solidarité avec les Palestiniens

Le chancelier a également annoncé une interdiction des activités jugées liées au Hamas sur le sol allemand après différentes manifestations de solidarité avec l’organisation. « Une association comme Samidoun, dont les membres célèbrent les actes terroristes les plus brutaux en pleine rue, sera interdite en Allemagne », a précisé Olaf Scholz. Différentes manifestations palestiniennes ont été interdites ces derniers jours notamment Berlin.

Ces rassemblements comme les risques de violences liées au conflit au Moyen-Orient ont conduit à un renforcement de la protection des institutions de la communauté juive en Allemagne. Ses membres expriment leurs inquiétudes dans les médias et craignent une recrudescence de l’antisémitisme en Allemagne. 100 000 personnes disposant d’un passeport allemand vivent en Israël. Des vols spéciaux de Lufthansa ont permis de rapatrier plusieurs milliers de personnes. Le sort des otages de nationalité allemande suscite de fortes émotions. Ce dimanche, Berlin a déconseillé à ses ressortissants de se rendre en Israël, dans les territoires palestiniens ou au Liban en raison des risques d’escalade du conflit.

La ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, s’est rendue sur place pour exprimer sa solidarité avec Israël. Elle a estimé qu’au moins huit Allemands avaient été pris en otage par le Hamas. La cheffe de la diplomatie a rencontré la mère de Shani Louk dont les images montrant la jeune femme grièvement blessée ont provoqué une vague d’émotion. Berlin s’efforce comme d’autres pays d’utiliser différents canaux pour obtenir la libération de ses otages. Olaf Scholz a reçu jeudi l’émir du Katar à Berlin dont la visite était déjà prévue.

La solidarité allemande avec Israël est également concrète. Berlin a ainsi donné son feu vert à Israël pour utiliser deux drones de combat Heron TP et reçu des demandes de l'État hébreu pour des munitions d'artillerie navale. Une aide dans le domaine sanitaire pourrait suivre.

Régionales : sanction brutale pour la coalition du chancelier Scholz

Les deux élections en Bavière et en Hesse constituaient un test de première ampleur, deux ans après les dernières législatives. Près d’un quart des électeurs allemands étaient convoqués aux urnes dans ces deux Länder. L’impopularité massive de la coalition au pouvoir à Berlin a eu des conséquences négatives pour les trois partis qui composent cette alliance, le SPD de Scholz, les Verts et les libéraux.

Cet échec a donné des idées aux caricaturistes qui, comme nous tous, avaient encore en mémoire le bandeau qu’Olaf Scholz a dû porter récemment pour protéger son oeil droit, meurtri par une chute lors d’un jogging. Ici, le quotidien de gauche berlinois ironise avec une photo montage montrant le chancelier affublé d’un double bandeau, symbole de la double défaite électorale de dimanche dernier.

"Juste deux petits accidents""Juste deux petits accidents"

La sanction la plus forte a été enregistrée en Hesse où les trois partis au pouvoir à Berlin perdent plus de 12% par rapport aux élections de 2018 dans cette région. Le SPD du chancelier n’obtient que 15% des voix alors qu’il était emmené par la ministre fédérale de l’Intérieur qui espérait bien il y a quelques mois encore reprendre cette région avec le soutien des verts et des libéraux. L’échec de Nancy Faeser rejaillit indirectement sur Olaf Scholz qui ne compte pas pour autant pousser sa ministre vers la sortie.

Pour les Verts, l’échec est plus supportable. Le parti écologiste, malgré un recul dans ces deux régions, y enregistre des scores historiquement élevés. Et en Hesse, il a de fortes chances de reconduire son alliance avec les chrétiens-démocrates, une coalition qui gouverne le Land depuis dix ans.

Pour les libéraux, ce dimanche électoral est à nouveau difficile. Sans surprise, le FDP ne sera plus représenté au sein du parlement bavarois (comme ailleurs il faut obtenir au minimum 5% des voix pour y prétendre). En Hesse, le mouvement du ministre fédéral des Finances, Christian Lindner, parvient d’extrême justesse a sauvé sa groupe parlementaire. Le parti va-t’il continuer à ruer dans les brancards à Berlin pour jouer sa différence et satisfaire une base peu convaincue par l’appartenance à la coalition actuelle? Ou bien l’échec de cette stratégie va-t’il conduire à une ligne plus consensuelle permettant au gouvernement à Berlin de moins s’illustrer par ses querelles publiques incessantes plus que par des avancées concrètes?

La CDU peut être satisfaite. En Hesse, le parti augmente son score de près de huit points par rapport à 2018. En Bavière, la CSU qui domine cette région depuis des décennies arrive sans surprise en tête mais à score historiquement bas. Les chrétiens-sociaux vont poursuive leur coalition avec leur allié, les Freie Wähler, un parti de droite indépendant auxquels des relents populistes ont profité.

Le président du parti chrétien-démocrate, Friedrich Merz, a deux raisons d’être satisfait. Son potentiel rival dans la course à la chancellerie, le ministre-président bavarois Markus Söder, ne sort pas renforcé des élections régionales dans sa région. Et la CDU engrange un franc succès en Hesse. Mais il est trop tôt pour tirer un trait sur les ambitions nationales du héraut bavarois. Et le bon score des chrétiens-démocrates en Hesse n’est pas le reflet de la ligne politique de Friedrich Merz. Boris Rhein, le ministre-président sortant dans cette région est un modéré, allié aux écologistes, alors que Friedrich Merz illustre un cours plus droitiste de la CDU et voue les verts aux gémonies. Et comme en Hesse, les chrétiens-démocrates ont obtenu de bons résultats en Rhénanie du Nord Westphalie et dans le Schleswig-Holstein, dans deux régions gérées par des centristes au pouvoir avec les Verts.

Sur cette video, on voit les ministres présidents de ces deux dernières régions danser avec le maire de Berlin le jour de la fête nationale allemande le 3 octobre : https://www.youtube.com/shorts/zbJWIfH2kVc

"Super résultat : Félicitations à la Hesse et la Bavière" Alice Weidel, co-présidente du parti AfD"Super résultat : Félicitations à la Hesse et la Bavière" Alice Weidel, co-présidente du parti AfD

Le parti d’extrême-droite AfD est le grand gagnant des régionales de dimanche dernier. Le mouvement arrive en deuxième position en Hesse avec plus de 18% des voix. Il montre avec ces deux succès que son ancrage à l’Ouest se développe. L’AfD profite de l’impopularité de la coalition au pouvoir à Berlin, des inquiétudes des Allemands, notamment sur la question migratoire qui a fait un retour massif sur le devant de la scène politique depuis la rentrée. Avec ces scores, le parti sort renforcé de cette année électorale et espère engranger de nouveaux succès l’an prochain notamment lors de trois régionales dans l’ex-RDA, où l’AfD arrive en tête actuellement dans les sondages.


Dans cette étude d’opinion publiée vendredi, le parti d’extrême-droite enregistre un nouveau record avec 23% des intentions de vote au niveau national. Il arrive en deuxième position derrière les chrétiens-démocrates qui font la course en tête avec un score deux fois plus élevé que le SPD du chancelier Scholz retombé dans des abysses où il végétait à la fin de l’ère Merkel. A mi-mandat, les sociaux-démocrates ont perdu plus de dix points par rapport aux législatives de 2021; les libéraux plus de la moitié de leur électorat. Les écologistes s’en sortent mieux puisqu’ils avaient obtenu 14,8% en septembre 2021.

Politique migratoire : la fin de l’exception allemande ?

Le changement de position de Berlin sur le pacte migratoire européen constituait un signe avant-coureur. Berlin s’opposait jusqu’à la rentrée au projet de Bruxelles critiquant des dispositions jugées trop strictes à l’égard des migrants en cas de crise. Les Verts allemands qui rejetaient cette disposition ont fini par rendre les armes.

La déroute électorale de dimanche dernier a servi d’électrochoc à la majorité. Depuis plusieurs semaines, la question migratoire occupe le devant de la scène comme l’ont montré les campagnes en Hesse et en Bavière. Les commentaires populistes de la presse du groupe Springer accusant le gouvernement de fermer les yeux face une menace jugée grandissante comme l’exploitation par l’extrême-droite de ce sujet ont porté leurs fruits.


Ce sondage de la première chaîne publique de télévision ARD comme les analyses des scrutins du 8 octobre le montrent : la question migratoire est devenue la préoccupation numéro un des Allemands loin devant la politique étrangère, les retraites, la conjoncture ou l’inflation.

Le magazine “Der Spiegel” évoque dans sa dernière édition un “changement de braquet” d’Olaf Scholz, désormais décidé à prendre le dossier migratoire à bras le corps et à faire preuve de fermeté. Sa ministre de l’Intérieur, Nancy Faeser, restait un peu seule sur ce dossier ces dernières semaines. Lors des débats internes à la coalition allemande sur le pacte migratoire européen, le chancelier comptait les points sans chercher à s’imposer. Il opposait une fin de non-recevoir aux demandes des collectivités locales exigeant un soutien plus important de l’Etat fédéral pour l’accueil et la prise en charge d’un nombre record de migrants (un million d’Ukrainiens arrivés en Allemagne depuis le début de la guerre et sans doute 300 000 nouveaux demandeurs d’asile cette année).

"Crise migratoire : ça ne peut pas durer comme ça""Crise migratoire : ça ne peut pas durer comme ça"

Les trois leaders de la coalition, Olaf Scholz, le vice-chancelier vert Robert Habeck et le ministre des Finances Christian Lindner ont, d’après “Der Spiegel”, profité du séminaire gouvernemental franco-allemand de Hambourg, juste après les régionales, pour trouver un accord sur ce sujet. Pour une fois, pas de bisbilles mais la volonté sur ce dossier central d’agir en commun et d’avancer avec des réformes concrètes pour montrer aux Allemands que le gouvernement ne reste pas inactif. Vendredi soir, une autre rencontre à la chancellerie sur ce dossier s’est tenue avec le chef de l’opposition, le président de la CDU Friedrich Merz pour afficher un front commun sur ces questions au-délà des clivages partisans. Les patrons de régions ont eux fait des propositions. La ministre de l’Intérieur a présenté à toute allure un projet de loi. Une réunion entre l’ensemble des Länder et le gouvernement fédéral sur les questions migratoires doit se tenir le 6 novembre.

Ce samedi, le quotidien populaire “Bild Zeitung” affichait en une sa satifaction évoquant “des règles dures pour les migrants”. Le texte de la ministre de l’Intérieur prévoit des compétences plus grandes pour les autorités pour procéder à des expulsions. Ces mesures, difficiles à avaler pour les Verts, vont de pair avec d’autres permettant aux demandeurs d’asile d’obtenir plus rapidement une autorisation de travail (après six mois au lieu de neuf). Une disposition qui ne vaudra toutefois pas pour les personnes venant de pays jugés “sûrs”, dont la demande d’asile est visiblement infondée ou qui ont dissimulé leur identité.

Les régions, elles, ont fait diverses propositions : les demandes d’asile de personnes venant de pays pour lesquels le taux de reconnaissance est très bas (moins de 5%) doivent être tranchées en trois mois au plus, recours compris. Pour rendre l’Allemagne moins attractive, une harmonisation des prestations versées aux migrants en Europe doit avoir lieu (sans doute une utopie) et des prestations en nature se substituer aux versements monétaires. Les Länder espèrent enfin obtenir en novembre d’Olaf Scholz la rallonge budgétaire qu’ils réclament depuis des mois pour la prise en charge de migrants de plus en plus nombreux.

Scholz "Notre nouvelle politique migratoire" (pour rappelle la coalition au pouvoir est baptisé "feu tricolore")Scholz "Notre nouvelle politique migratoire" (pour rappelle la coalition au pouvoir est baptisé "feu tricolore")

Le gouvernement espère par ces diverses mesures aboutir à un large accord avec les collectivités locales et potentiellement avec les chrétiens-démocrates (mais ces derniers vont monnayer leur soutien) pour pacifier les esprits, trouver des solutions concrètes et efficaces et à moyen terme réduire les inquiétudes de la population voire les succès de l’extrême-droite.

Pour la coalition, cela signifierait un progrès sensible sur un sujet extrêmement passionné. Le parti libéral pourrait cesser de ruer dans les brancards. Les Verts, une fois de plus, devront avaler des couleuvres au profit de la Realpolitik (mais ils peuvent espérer obtenir des concessions sur une plus large ouverture du marché du travail pour les réfugiés disposant d’un statut). Le vice-chancelier Robert Habeck a apparemment obtenu de la direction de son parti d’avoir les coudées plus franches à l’avenir. Le chancelier Scholz, prendre enfin ce sujet brûlant à bras le corps ce qui en cas de succès peut lui profiter. En échange, le chef du gouvernement attend de ses troupes , à commencer par le groupe parlementaire SPD qu’elles soutiennent sans broncher la politique du gouvernement.

La diplomatie du Fischbrötchen

Vous connaissiez déjà le vasistas, le Waldsterben, l’Ersatz ou encore le Zeitgeist : un nouveau mot allemand s’est imposé cette semaine de l’autre côté du Rhin, le Fischbrötchen ou sandwich au poisson, spécialité de l’Allemagne du Nord. Car c’est à Hambourg que se tenait lundi et mardi derniers un séminaire gouvernemental franco-allemand.


Des conseils des ministres communs entre les deux pays ont été créés en 2003 lors du 20ème anniversaire du traité de l’Elysée. La rencontre plus informelle de Hambourg s’inspire des retraites campagnardes du gouvernement allemand au château de Meseberg au Nord de Berlin. Sans ordre du jour strict et de communiqué laborieusement négocié en amont entre Paris et Berlin, les équipes d’Olaf Scholz et d’Emmanuel Macron devaient durant deux jours se retrouver dans un hôtel de luxe au bord de l’Elbe.

L’exercice a pâti médiatiquement des attaques du Hamas contre Israël et ce sont avant tout les déclarations du chancelier et du président français sur ce dossier lors de leur conférence de presse commune qui ont retenu l’attention. Dans la foulée, une promenade au bord de l’eau a permis aux deux hommes (et à leurs épouses) de goûter des Fischbrötchen. Le moins que l’on puisse dire est que les photos rentreront dans les annales du franco-allemand. Elles ont rencontré un franc succès sur les réseaux sociaux et suscité beaucoup de commentaires ironiques.

Sur instagram, l'humoriste Fabian Köster ("Heute Show", ZDF) : "Quand tu voulais un croissant et que l'Allemand te donne un Fischbrötchen"Sur instagram, l'humoriste Fabian Köster ("Heute Show", ZDF) : "Quand tu voulais un croissant et que l'Allemand te donne un Fischbrötchen"

Fermeture d’instituts Goethe en France

L’annonce que trois sites des instituts Goethe dans l’hexagone (Bordeaux, Lille, Strasbourg) allaient fermer dans le cadre d’une réforme globale de l’institution frappée par des réductions budgétaires a suscité une levée de boucliers parmi les acteurs du franco-allemand. Cette information tombait au plus mal quelques jours avant le séminaire gouvernemental de Hambourg.

Paris et Berlin répètent en permanence qu’il faut plus faire pour l’apprentissage de la langue du voisin comme l’a rappelé le traité d’Aix-la-Chapelle en 2019. Les sondages réalisés cette année à l’occasion du 60ème anniversaire du traité de l’Elysée montrent que le désamour et le manque d’intérêt pour le pays voisin progressent. Cela vaut surtout en France où la méconnaissance de l’Allemagne est profonde. Fermer des sites de l’institut Goethe est un non sens.

"Süddeutsche Zeitung" "Süddeutsche Zeitung"

Une pétition de la fédération des associations franco-allemandes en Europe contre ces fermetures a remporté un franc succès. De nombreuses organisations et personnalités l’ont signée. Vous pouvez vous y associer : https://vdfg.de/goethe/ (version française également sur le site plus bas)

Lors de la conférence de presse commune Scholz/Macron, le chancelier a été interrogé sur l’avenir des sites menacés. Il s’est retranché derrière l’indépendance des instituts Goethe et simplement souligné que l’Allemagne conserverait une présence culturelle importante en France. Un démenti formel aurait été formulé différemment...

Les Galeries Lafayette disent adieu à Berlin

Le grand magasin ouvert en 1996 dans la capitale allemande dans le bâtiment spectaculaire de l’architecte français Jean Nouvel fait quelque part indirectement partie du soft power tricolore en Allemagne. Les rumeurs sur sa fermeture depuis la fin de l’été ont été confirmées par les Galeries Lafayette elles mêmes. Le magasin berlinois fermera ses portes fin 2024.


Il propose bien sûr de la mode et des parfums mais aussi au sous-sol un rayon gourmet apprécié des amateurs de spécialités françaises comme cette cliente que vous reconnaitrez sans doute :

Le musée de Pergame ferme à la fin de la semaine pour… 14 ans

https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-culture/20231007-allemagne-à-berlin-le-musée-de-pergame-s-apprête-à-fermer-ses-portes

Deux séries sur Berlin à voir sur Arte

“B comme Berlin” vous livre une tranche d’histoire en cinq épisodes pour tout comprendre des transformations radicales de la capitale allemande durant les trois dernières décennies, depuis la réunification jusqu’à aujourd’hui. Si vous ne connaissez pas la ville ou n’y êtes passé que rapidement, vous comprendrez tout. Si vous y êtes arrivé sur le tard, “B comme Berlin” vous propose une séance de rattrapage.


Axel Ranisch a adapté pour la télé son roman “Nackt über Berlin” pour en faire une série de six épisodes diffusée sur Arte (“Berlin Bad Trip” dans la version française ou franglaise) et sur l’ARD. La critique a été enthousiaste. A vous de juger !

“Anselm” : le film de Wim Wenders sur Anselm Kiefer

https://www.rfi.fr/fr/culture/20231013-anselm-le-grand-cinéaste-wim-wenders-filme-la-folie-des-grandeurs-du-plasticien-anselm-kiefer

Gabriel Tergit “Les Effinger. Une saga berlinoise”

Le livre a souvent été comparé aux “Buddenbrook” de Thomas Mann qui raconte l’histoire d’une famille de Lübeck. L’ouvrage de la journaliste Gabriele Tergit qui a fuit l’Allemagne après l’arrivée au pouvoir de Hitler dresse lui le tableau d’une famille juive de la fondation du second Empire en 1870 jusqu’en 1948. Sorti trois ans plus tard, il est passé inaperçu. Sa réédition en 2019 a, elle, en revanche, remporté un large succès public en Allemagne. Elle vient de sortir chez Christian Bourgois.

Un autre livre de Gabriele Tergit est paru il y a quelques années chez le même éditeur : “L’inflation de la gloire : Berlin 1931” (“Käsebier erobert den Kurfürstendamm”). Cet ouvrage sur l’ascension et la chute d’un chanteur avait rendu son autrice célèbre du jour au lendemain.

“Freie Jobs hier, freie Jobs da” : l’Allemagne recrute en chanson

La société des transports publics berlinois est connue pour son marketing rendre-dedans reflétant aussi l’humour berlinois. La BVG vient de sortir une video percutante pour recruter du personnel avec une reprise du hit du groupe 0-Zone "„Dragostea Din Tei“. La société comme de nombreuses entreprises allemandes recherche désespérément de la main d’oeuvre.

https://www.youtube.com/watch?v=FZCNeM1Ahsk&t=1s (avec sous-titres en français)

Lettre d'Allemagne

Par pascal thibaut

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