Il y a quelques semaines encore, le parti social-démocrate qui se morfondait dans les sondages autour de 15% suscitait au mieux de la pitié et beaucoup de commentaires ironiques. Les caricaturistes présentaient le SPD comme une vieille dame d’un autre âge (le parti a 150 ans). La nomination très tôt du ministre des Finances Olaf Scholz comme candidat à la chancellerie du parti l’été dernier n’avait eu aucune conséquence sur l’encéphalogramme plat du SPD dans les sondages. La campagne électorale s’annonçait d’abord comme un duel entre les chrétiens-démocrates emmenés par Armin Laschet et les verts sous la houlette d’Annalena Baerbock. Durant le printemps, ces deux partis ont interverti leurs positions dans les sondages. Les Verts ont fait un bon dans les sondages après la nomination de leur candidate avant leur rechute; CDU et CSU reprenaient la main. Le SPD restait lui en troisième position et pouvait au mieux espérer devenir le partenaire junior des écologistes après les élections du 26 septembre.
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