Le titre du quotidien de Munich mardi se passe de traduction et son message est clair. La presse allemande a aussi parlé d’une “gifle” pour évoquer la sanction subie par la majorité présidentielle en France et rendu le style Macron responsable de ce résultat. Au-delà, on s’est étonné ici des réactions dans l’hexagone sur un blocage institutionnel que signifierait une majorité relative. Le fonctionnement politique comme le mode de scrutin sont très différents des deux côtés du Rhin. La république fédérale n’a connu depuis sa fondation en 1949 qu’un seul cas de majorité absolue au niveau fédéral. C’était en 1957 avec la victoire de la CDU du chancelier Adenauer. Des coalitions ont sinon toujours gouverné le pays. Obtenir, comme dimanche dernier pour LREM, 40% des sièges relèverait aujourd’hui du miracle au Bundestag. Le scrutin proportionnel a pour conséquence que chaque parti mène sa campagne pour espérer obtenir le meilleur score sans que les débats ne se polarisent autour d’une personne, soutenue par les uns, rejetée par les autres ce qui rend ensuite des compromis difficiles. La constitution de coalitions fait partie depuis des décennies des moeurs politiques.
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